Au Pays de Cathy

04 février 2010

Hommage à mon papa Armand

Papa,

Tu es né dans la Ferme des Callots

Ta maman Juliette Borel nous préparait

De délicieux beignets aux pommes du verger

 

Tu as grandi avec ta sœur Odette, tes frères Maxime,

Francis, René, Guy, Pierre, ta sœur Chantal

et tes cousins Marcel, et André

avec qui vous jouiaient au portefeuille fantôme

caché dans le fossé avec les passants

de la route du Mont Ventoux

qui se laissaient méprendre à chaque tour

 

Ta Jeunesse tu l’a partagé avec

Odette, Françis, Marcel

Yvette, Odette, René et Jojo.

 

Au Bal de Roussillon,

Tu était beau dans ton ensemble bleu

Et ton blouson en cuir noir,

Maman était belle, élégante avec sa jolie robe

Aux fleurs multicolores et ses talons hauts

Lorsque tu l’as invité a danser

pour la première fois,

tu l’as faisait tourner le temps

d’un tango, d’un passo et d’un slow

 

Lorsque Maman se promenait dans un jardin de vigne

Ensemble, vous gouttiez des raisins noirs et du raisins verts

 

Tu l’as promené, l’a fait rêver et tu l’as fait rire

Lorsqu’en moto les marches de Simiane

vous descendiez sur ta nouvelle Terrot

 

Et puis avec la guerre d’Algérie

Tes mots ont disparus dans tes pensées

Les cauchemars la nuit, chassaient tes rêves

Le silence et la rêverie sont devenus ton refuge

Exprimé sur ton visage aux milles expressions

Sur ton sourire illuminant ton regard d’étoiles

Qui parlait sans prononcer un son

 

Tu as eu trois filles et deux garçons

dont un nous a quitter

avant que tu n’ai pu le voir grandir

 

Tu nous a construit pendant près de vingt ans

Une très très grande maison avec les pierres

Que tu as taillés de tes mains

Avec les fosilles que nous avons découvert

Dans la carrière que Papi Paul avait creusé

 

Tu étais notre jardinier inventeur,

notre père nourricier,

Guy m’a conté que tu avais réalisé

le premier appareil photo avec flash

à l’aide d’une boite de conserve….

Tu nous cultivais tous nos légumes

et taillais nos arbres fruitiers

 

Tu étais notre cinéaste, producteur, réalisateur,

du dimanche, les jours de festivités

 

Lorsque Jojo ou Hubert jouait pour toi de l’accordéon, tu souriais

Pendant ces longues veillées d’hiver ou ces soirées d’été

 

Regardes Papa,

Tes collègues de la poste sont là près de toi, porte l'uniforme en souvenir de ces 30 années de porteurs de bonnes nouvelles et même si certaines étaient moins agréables, ton sourire et ta gentillesse réchauffait le cœur de toutes ces personnes que tu voyaient tous les jours et qui ne pouvaient que te pardonner et le remercier pour ces petits mots qu'ils s'avaient dire spontanément pour leur donner un instant de bonheur.

 

Tu as pris sur tes genoux assis sur le tracteur

Chacun à leur tour Charles et Paul, tes petits enfants

Ils t’admiraient en silence et t’imitaient en tournant le volant

Par passion, Charles a choisi l’invention, et la michorization

Paul le cinéma, l’humour et l’imagination

C’est une manière de continuer de partager avec toi

Tout ce que tu a voulu partager avec eux

 

Tu m’as fait découvrir le parfum de la terre

et les effluves fraîches des feuilles de Lavandes

Lorsque tôt, elle se réveille avec l’azur du ciel

 

Aux Callots, lorsque Paul ton père,

Notre grand père, notre maître de chaix,

Distillait, et remplissait le bassin d’eaux florales

de ces milles fleurs de lavande cueillies

ensemble à la faucille en chantant avec les oiseaux

et la voix magnifique de Maman.

Tu partageais ce bain de Lavande avec nous tes enfants :

Lucia, Eliane, Daniel et moi la petite Cathy

Jusqu’avant la tombée de la nuit,

Et nous étions heureux comme des dauphins

 

Tes chats te chercherons dans ton garage, ton potager

La chaleur de tes genoux et de tes caresses leur manqueront,

Ils se coucheront sur ta chaise longue et ronronneront

 

Guy attendra encore ton chien « Arsouille »

rejoindre ses autres chiens de chasse

songeant que tu cours derrière lui

Mais « Arsouille » ne courra plus

Car déjà, il t’a déjà rejoint

 

Je sais que nous tes enfants et tes petits enfants

te chercheront aussi dans le garage

Pour découvrir ta nouvelle invention

Dans le potager pour admirer tes magnifiques

Tomates, courgettes, aubergines, poivrons

Fleurs de pommes de terres et d’oignons,

Parmi les glaïeuls blancs de maman,

Que tu arrosais chaque fin de journée

Dans les fraisiers ou nous picorions

ses délicieuses Fraises des quatre saisons

que maman distribuait sur le marché

avec René et Simone, Toto et Jojo….

 

Nous t’appellerons encore de la terrasse

pour que tu nous rejoignes le dimanche

dans la cuisine où maman nous préparait

un délicieux et somptueux déjeuner

avec tous les légumes de ton potager

accompagné d’un gibier

qu’avec tes amis chasseurs Gérard,

Jacqui, Henri, Pierrolat et Dédé , Jean Henri….

tu étais aller chercher

Sans oublier ton blé d’or

Le petit épeautre, moissonné

 

Car trop souvent nous oublierons

Que tu as rejoint ce pays

ou la douleur est bannie

Ou les hommes ne font pas la guerre

Mais s’échangent que de l’amour

Sois en paix Papa, nous t’aimons

Ton souvenir sera toujours parmi nous

Et nous te sentirons toujours près de nous

Posté par Cathydfleurs à 09:34 - Commentaires [2] - Permalien [#]